Panel du 14 septembre

Hébergement spécialisé et Soutien à domicile en 2021: où en sont les services publics?


Voici les personnes qui participent au panel du forum Chez moi, mon droit qui a eu lieu le 14 septembre à 15h.

  • Isabelle Perrin est personne-ressource au comité des usagers du CRDITED de Montréal lié au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Elle est en contact régulièrement avec des usagers hébergés et leurs familles. Près de 70% des demandes d’accompagnement concernent des problèmes vécus en hébergement. Ce dossier complexe est un des enjeux prioritaires au sein du comité.
  • Jessica Cacciatore est une professionnelle en développement de carrière en situation de handicap qui travaille temps plein comme Conseillère en emploi au programme de pré-employabilité Le Pont de l’organisme Vie autonome Montréal depuis 4 ans. Elle a développé un partenariat depuis 2 ans comme formatrice externe à la Ville de Montréal. Donc les défis d’inclusion en entreprise sont une réalité qu’elle connait bien surtout lorsqu’on doit obtenir de l’assistance personnelle en continu pour pouvoir exercer son métier. L’assistance personnelle n’est pas couverte par les subventions offertes dans les lieux de travail. C’est pourquoi elle va vous partager comment elle a su conserver son autonomie à son domicile et à son travail avec les heures du CES et le soutien du CLSC. Voici les 4 thèmes qui vous seront présentés d’un point de vue personnel et qualificatif :
  1. Comment négocier ses services et maximiser sa banque d’heures lorsqu’on est une personne active?
  2. Comment réussir à obtenir l’aide du CSSS et CES en milieu de travail et sous quelles conditions?
  3. Constats des difficultés de recrutement en 2020-2021 liées aux conditions de travail et la Covid-19.
  4. Impacts sur l’épuisement professionnel des préposées à domicile et la qualité des services offerts aux usagers et usagères. 
  • Mélanie Perroux est la directrice générale du Regroupement des aidants naturels du Québec, une organisation provinciale qui vise, à travers la défense collective des droits, l’amélioration de la qualité de vie de toutes les personnes proches aidantes. Auparavant, elle a dirigé plusieurs projets de recherche concernant l’organisation du système de santé, les rôles et les collaborations interprofessionnelles au Québec à titre de coordinatrice de la Chaire de Recherche Politiques, Connaissances et Santé à l’Université de Montréal.

    La pandémie a mis de l’avant le fait que les personnes proches aidantes sont essentielles au bien-être des personnes ayant des limitations, tant à domicile qu’en hébergement. Pourtant, peu d’établissements ont une réelle politique d’inclusion des personnes proches aidantes et la maltraitance envers les personnes proches aidantes, dont celle liée au manque de services, est peu connue. Dans la lignée de la loi 56 et de ses implications, comment s’assurer que les personnes proches aidantes soient reconnues et soutenues avec bienveillance ?
  • Myriam Lavoie-Moore est chercheuse à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomique et chercheuse postdoctorale à l’Australian National University. Elle est détentrice d’un doctorat en communication. 

    Titre : Désindividualiser la responsabilité des allocations directes 
    Le modèle du Chèque emploi-service (CES) s’accompagne de deux promesses qui soutiennent son expansion au Québec et ailleurs dans le monde : celle de l’autonomie de ses usager·ère·s et une réduction des coûts des soins de longue durée. Ces attentes doivent cependant être tempérées. Une analyse de la structure de fonctionnement et des dépenses du CES expose le décalage qui existe entre l’autonomie réelle des usager·ère·s et ses responsabilités. Ce décalage entraîne une série de problèmes qui affectent tant les usager·ère·s que les travailleurs·se·s. 
  • Line Brabant est mère d’un enfant autiste de 40 ans hébergé en ressource. Elle est membre d’autisme Montréal.

    Il y a quelques années, elle a déposé une plainte auprès du CRDI pour négligence de la part d’une RI, mais sans succès. Elle s’est aussi adressée au Protecteur du Citoyen. Pour elle, « le milieu de vie, c’est de la sous-traitance ». Il y en a des bons et des moins bons. Cependant, la supervision par le RSSS de ces ressources « n’est pas adéquate ». Les parents ne connaissent pas les critères de supervision s’ils existent. Ce genre de milieu de vie peut avoir comme résultat que les acquis de son fils se perdent.

    Donc, comment assurer une qualité de service quand on n’a pas de pouvoir et quand la supervision est absente ? Elle constate qu’avec la pandémie, la situation ne s’est pas améliorée. Dans les solutions, elle propose d’améliorer la structure de fonctionnement des responsables du Réseau, la formation, l’encadrement et la supervision des ressources intermédiaires qui souvent manquent de moyens.
  • Jeff Begley est président de la Fédération de la Santé et des Services sociaux (CSN). Passionné par l’intersection entre la satisfaction des personnes nécessitant des soins et des services et la satisfaction au travail des personnes qui travaillent à offrir ces mêmes services, il est travailleur social de formation.

    Depuis la réforme « Barrette », nous observons avec beaucoup d’inquiétude les changements fondamentaux qui ont lieu dans les services publics en général. C’est particulièrement vrai dans les services de soins à domicile. Il va présenter un résumé d’un forum des ASSS du secteur public que la FSSS a organisé au printemps 2019 : 6 000 ASSS avaient été sondé sur l’ensemble des aspects de leur travail. Il fera le lien avec une étude de la chercheuse Louise Boivin sur ces mêmes préoccupations. Si le temps le permet, il fera aussi le lien avec des éléments du tout récent rapport de la commissaire de la santé, qui vient d’être rendu public, notamment en ce qui a trait à l’hébergement.